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Lors d’un décès en France, 2 options sont généralement proposées : la crémation ou l’inhumation. Ces deux options présentent des aspects polluants.

Nombreux sont ceux qui souhaitent désormais des funérailles plus écologiques. Mais c’est à chacun que revient la responsabilité de choisir de faire « des petits gestes » pour inscrire les obsèques dans une démarche écoresponsable.

Les possibilités 

 

Il existe plusieurs possibilités pour des obsèques écoresponsables, et ce même si les pratiques funéraires françaises sont encore peu évoluées. 

Il vous faudra donc non seulement accorder une importance particulière au choix de l’urne et au cercueil utilisés, mais aussi aux différents services qui composent habituellement les cérémonies funèbres (transport, fleurs, faire-part, …).

Dans l’idéal, indiquez vos volontés à votre entourage et mentionnez-les par écrit. 

 

Le choix du cercueil :

 

Avec le temps, les fabricants délaissent progressivement les modèles en MDF, en aggloméré contreplaqué et en bois exotique. Ils privilégient le bois massif, et contribue à la valorisation de la filière bois française. Les équipements sont de plus en plus en matières naturelles et/ou biodégradables (poignées, capiton, coussin, garniture, …).

  • privilégiez le bois massif, 
  • préférez les modèles avec des poignées en cuir, en corde ou en bois,
  • n’hésitez pas à demander la provenance,
  • sachez que plus le cercueil est brut, moins il y a d’utilisation de vernis et de teintes. Bien que de plus en plus de fabricant proposent des modèles écoresponsables et développent de nouvelles formules non polluantes, comme l’hydrocire par exemple.

Chez certains prestataires, vous pourrez aussi trouver des cercueils en canne à sucre, en osier, en laine, en tissage de tiges végétales, … ATTENTION Même si un matériau est « naturel » il faut aussi penser à sa provenance et à l’empreinte carbone que génère sa transformation, ainsi qu’aux ressources naturelles et humaines utilisées…

 Mais surtout il faut arrêter de croire que les cercueils en carton sont écologiques !

Le choix de l’urne :

 

  • Les urnes sont généralement en métal, en résine, en granit, en albâtre, et même en carton. 
  • certains fabricants proposent aussi des urnes en fécule de maïs, en bambou, en argile ou en céramique, en sel, en bois recyclé, … 
  • IMPORTANT : Le matériau doit obligatoirement être mentionné sur l’étiquette du prix.
  • L’urne doit être choisie dans un matériau adapté, en fonction de la destination des cendres (dispersion, inhumation, immersion).
  • Si vous prévoyez de l’enterrer, ou de l’immerger, optez pour un modèle biodégradable.

 

Une dépouille « au naturel »

 

La crémation et l’inhumation ayant un impact sur l’environnement, voici quelques astuces écologiques pour l’atténuer :

  • le refus des soins de conservation (ou thanatopraxie)
  • l’utilisation de vêtements en lin ou en coton pour l’habillage du défunt.

 

Des faire-part sur papier labellisé / recyclé ou par courrier électronique

 

Après le décès d’une personne chère, des faire-part sont envoyés aux membres de la famille et aux amis. Puis après les obsèques ce sont des cartes de remerciement qui sont également envoyées aux proches ayant fait le déplacement pour les funérailles.

  • la création et l’impression de faire-part et de cartes de remerciements classiques peuvent être délaissées au profit de l’envoi de mails, ou de publications sur les réseaux sociaux.
  • Si vous préférez le papier, assurez-vous qu’il comporte un écolabel (encore appelé label écologique ou environnemental) ou soit recyclable.

 

Les fleurs

 

Même si les fleurs symbolisent l’hommage et participent au témoignage d’affection, il est parfois important de poser la question de leur devenir après la cérémonie… Il est même parfois judicieux de poser la question à la famille proche concernant les fleurs

  • Beaucoup de défunts avaient clairement exprimé leurs volontés et ne souhaitaient : « ni fleurs, ni couronnes ».
  • En cas de crémation suivie d’une dispersion des cendres, il n’y aura pas de lieu de recueillement à fleurir.
  • Les fleurs ne sont généralement pas acceptées dans les appareils de crémation (seules quelques fleurs coupées déposées sur le cercueil pourront accompagner le défunt) et les compositions sont mises à la destruction, si elles ne sont pas reprises à l’issue de la cérémonie. 

 

L’entretien des cimetières et des tombes « au naturel »

 

De manière générale, les cimetières sont connus pour être des lieux neutres ou mornes. Mais si elles unissent leurs efforts, les familles et les communes peuvent les rendre vertes et plus agréables.

Alors que les communes prennent en charge la gestion globale des « communs » (c’est-à-dire le désherbage des allées, l’entretien des espaces cinéraires, l’accessibilité, les aménagements, …) elles sont désormais soumises au 0 phyto pour y parvenir.

Quant à elles les familles nettoient leurs sépultures, arrachent les mauvaises herbes sur et autour de leur tombe … l’utilisation de produits naturels est conseillée pour le nettoyage. 

 

Existe-t-il des modes de funérailles plus écologiques ?

Afin d’apporter leur contribution à la protection environnementale, certains pays ont adopté des modes de sépulture écologiques. Parmi ceux-ci, on peut citer la promession, l’humusation, la résomation et l’aquamation.

La promession

Grâce à l’utilisation d’une table vibrante, de l’azote liquide et de la congélation, la promession transforme les corps et les cercueils en une poudre stérile et inodore. Une fois placés dans de petits cercueils biodégradables, les restes sont enterrés à une faible profondeur et se décomposent rapidement.

Pour information, seuls 4 pays ont autorisé la promession : la Corée du Sud, l’Afrique du Sud, l’Angleterre et la Suède.

L’humusation

L’humusation est une technique qui permet aux corps de retourner à la nature. Tout comme les plantes dans un compost, les dépouilles sont transformées en humus.

En plus de se dérouler à la surface du sol et de transformer les corps en compost en moins d’un an, ce mode de sépulture offre la possibilité aux familles de récupérer des parts symboliques.

Toutefois, il est important de préciser que l’humusation nécessite des modifications légales et des adaptations techniques (par exemple, la formation du personnel, la création d’espaces spécifiques dans les cimetières, …). C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles certains pays étudient encore sa faisabilité.

La résomation et l’aquamation

La résomation et l’aquamation sont quasi identiques à la crémation, à la différence qu’elles se basent sur l’utilisation d’un produit alcalin et de l’eau. Elles permettent également aux proches de récupérer des urnes avec les restes des défunts et sont autorisées au Canada et certaines villes des États-Unis.

Bien qu’elles nécessitent des adaptations techniques, elles séduisent pour leur facilité de mise en place. En plus de cela, elles n’émettent pas de polluants dans l’air et consomment peu d’énergie.